Déployer une application Frontent / Backend sur Google Cloud Plateform avec Gitlab CI
@programming

#devops #gcloud #gitlabci #docker  2020-08-05T13:00

J’ai déployé une application Fullstack (c’est à dire Frontend / Backend) sur Google Cloud Plateform avec Kubernetes. Et comme les développeur sont fainéant, j’ai tout automatisé avec Gitlab CI.

On est bien loin du PHP déployé à la main sur un serveur Apache. Si ça t’intéresse de passer à la vitesse supérieur et de voir comment ça marche, je t’invite à lire la suite.

Mon application

Mon projet sur lequel je travaille actuellement est découpé en trois partie : Frontend, Backend, Job Queue.

Chaque partie tourne dans des containers Docker bien séparés. Ils possèdent donc tous un Dockerfile :

  1. le frontend utilise une image Node.js qui build Angular 9 puis une image NGINX qui sert les fichiers statiques
  2. le backend utilise une image Node.js qui lance un serveur web sur le port 3000
  3. la job_queue utilise aussi une image Node.js qui lance un script Node.js qui communique avec la base Postgres et effectue des actions en différé

Mon projet à donc la structure suivante :

├── backend
├── docker
├── docker-compose.yml
└── frontend

J’ai donc souhaiter construire ces images automatiquement lors d’un git push et la publier sur Google Cloud Plateform avec Kubernetes. Pour cela, j’ai utilisé Gitlab CI mais la logique doit être identique avec Circle CI de Github.

La base Postgres est indépendante de Kubernetes et fonctionne sur un service Google Cloud SQL pour PostgreSQL. Je n’en parlerai pas ici.

Automatisation avec Gitlab CI

Gitlab permet donc à travers un fichier .gitlab-ci.yml de définir un workflow de chose à faire lorsque tu pousse du code. Ceci est souvent intéressant pour lancer une pipeline (suite d’actions) qui vont lancer les tests unitaires, linter le code, etc…

Dans mon cas, j’ai créé les actions suivantes :

  1. test: lancement des tests unitaires
  2. publish: création d’une image Docker et publication dans le registre d’image privé de GCloud
  3. deploy: demande à GCloud de déployer les images précédement uploadé

Le structure du fichier .gitlab-ci.yml ressemble donc à cela :

# .gitlab-ci.yml
# ...
stages: [test, publish, deploy]

job:test:backend:
  stage: test
  # ...

job:publish:backend:
  stage: publish
  # ...

job:deploy-develop:backend:
  stage: deploy
  # ...

j’ai gardé que les job qui concernent backend pour simplifier.

Je te propose de passer en revue les différentes étapes. C’est partit.

test: lancement des tests unitaires

Il s’agit de l’étape la plus facile. Je ne vais pas trop m’attarder dessus car beaucoup de tutoriels existent et ce n’est pas le sujet de cet article.

On lance donc deux jobs :

  1. job:test:backend va initialiser l’application, connecter une base Postgres et lancer yarn test
job:test:backend:
  stage: test
  services:
    - postgres:12.3-alpine
  variables:
    POSTGRES_DB: database
    POSTGRES_USER: user
    POSTGRES_PASSWORD: password
    POSTGRES_HOST_AUTH_METHOD: trust
  before_script:
    - cd backend
    - cp .example.env .env
    - yarn install
  script: yarn test
  1. job:test:frontend va initaliser l’application et lancer yarn test mais à partir d’une image contenant un driver Chrome pour émuler la navigation
job:test:frontend:
  image: weboaks/node-karma-protractor-chrome:alpine
  stage: test
  before_script:
    - cd frontend
    - yarn install
  script: yarn test

Et voilà.

publish: création d’une image Docker et publication dans le registre d’image privé de GCloud

L’étape publish va construire les images Docker des différentes application et les publier sur GCloud - Container Registry. Pour cela on va créer un job par image à publier (frontend, backend et worker).

Afin de construire les images et les publier, il faut utiliser:

Il est ensuite possible d’utiliser la commande :

Une dernière chose à savoir: pour ce connecter à GCloud dans Gitlab CI il faut tout d’abord se connecter. Pour cela il faut ajouter les credentials des GCloud dans les paramètres de Gitlab CI dans la sections “Settings > Variables”. Une fois que c’est fait, il est possible de se logger dans le job en utilisant la commande suivante:

echo $GCLOUD_SERVICE_KEY > ${HOME}/gcloud-service-key.json
gcloud auth activate-service-account --key-file ${HOME}/gcloud-service-key.json

Voici donc le résultat complet pour le job job:publish:backend :

job:publish:backend:
  stage: publish
  image: google/cloud-sdk:latest
  when: on_success
  services:
    - docker:dind
  tags:
    - dind
  variables:
    DOCKER_HOST: tcp://docker:2375
    DOCKER_TLS_CERTDIR: ""
  before_script:
    - cd backend
    - cp .develop.env .env
    - echo $GCLOUD_SERVICE_KEY > ${HOME}/gcloud-service-key.json
    - gcloud auth activate-service-account --key-file ${HOME}/gcloud-service-key.json
    - gcloud auth configure-docker
  script:
    - docker build --compress -t us.gcr.io/${PROJECT_NAME}/${APP_NAME}-backend:${CI_COMMIT_SHA} .
    - docker push us.gcr.io/${PROJECT_NAME}/${APP_NAME}-backend:${CI_COMMIT_SHA}
    - docker image rm -f us.gcr.io/${PROJECT_NAME}/${APP_NAME}-backend:${CI_COMMIT_SHA}
    - echo "us.gcr.io/${PROJECT_NAME}/${APP_NAME}-backend:${CI_COMMIT_SHA} image build with success and pushed"

je passe le détails des deux autres car ils sont très similaires.

deploy: demande à GCloud de déployer les images précédement uploadé

Pour utiliser kubectl nous allons aussi utiliser l’image google/cloud-sdk qui contient l’utilitaire Kubernetes.

Mais avant de commencer à code le script, il faut créer trois deploiement :

  1. dpl-my-app-frontend sur https://my-app/
  2. dpl-my-app-backend sur https://api.my-app/
  3. dpl-my-app-worker qui n’est pas exposé

Pour les créer, tu peux passer par l’interface de GCloud ou bien utiliser directement kubectl sur ton PC (en n’oubliant pas de configurer l’accès au cluster pour kubectl).

Pour la version en ligne de commande il faut utiliser kubectl create deployment :

kubectl create deployment dpl-develop-data-frontend --image=us.gcr.io/<your-node>/data-k8s-frontend
kubectl create deployment dpl-develop-data-backend --image=us.gcr.io/<your-node>/data-k8s-backend
kubectl create deployment dpl-develop-data-worker --image=us.gcr.io/<your-node>/data-k8s-worker

On peut vérifier que tout s’est bien passé avec kubectl get deployments qui doit lister nos trois nouveaux déploiements.

Ensuite, il ne reste plus que à créer les jobs qui vont s’occuper de mettre à jour les containers sur ces déploiements et spécifier la redirection des ports.

Pour cela il faut aussi utiliser gcloud auth comme tu l’as vu précédement. Ensuite, il suffit d’appeller les méthodes :

Voici la version complète pour job:deploy-develop:backend:

job:deploy-develop:backend:
  stage: deploy
  image: google/cloud-sdk:latest
  before_script:
    - echo $GCLOUD_SERVICE_KEY > ${HOME}/gcloud-service-key.json
    - gcloud auth activate-service-account --key-file ${HOME}/gcloud-service-key.json
    - gcloud config set compute/zone us-east1-c
    - gcloud config set project ${GCLOUD_PROJECT_NAME}
    - gcloud container clusters get-credentials ${K8S_CLUSTER_NAME}
    - gcloud auth configure-docker
  script:
    - kubectl set image deployment/${APP_NAME}-backend data-k8s-backend=us.gcr.io/${PROJECT_NAME}/${APP_NAME}-backend:${CI_COMMIT_SHA}
    - kubectl patch deployment ${APP_NAME}-backend -p "{\"spec\":{\"template\":{\"metadata\":{\"annotations\":{\"date\":\"`date +'%s'`\"}}}}}"

Et voila.

Il suffit ensuite de ce rendre dans l’interface GCloud dans la section “Kubernetes Engine > Workloads”, retrouver les worklow correspondand et de créer les entrée DNS sur votre fournisseur de nom de domaine et de les faire pointer sur les déploiement correspondants.

Conclusion

Pour ma part j’ai trouvé l’approche de Google Cloud Plateform très déroutante mais assez bien documenté. Le temps investis dans l’apprentissage de cette technologie me semble bien investis car l’architecture est vraiment scalable et permet de réduire les cout de l’infrastructure.

Le seul point noir pourrait être qu’on s’enferme chez un fournisseur mais je pense que Amazon Web Service ou Microsoft Azure partagent la même terminologi car leur technologie reposent aussi sur Kubernetes à mon avis.

Licence Creative Commons
Cet article de Alexandre Rousseau est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.